Problématique
Au Bénin, les matériaux muraux locaux (brique de terre compressé, BTC) présentent des avantages environnementaux et économiques documentés face au parpaing. Leur adoption reste pourtant marginale. La thèse interroge ce paradoxe et cherche les leviers informationnels, institutionnels et économiques susceptibles d’accélérer la diffusion de matériaux muraux plus durables dans le secteur résidentiel.
Cadre théorique
Le cadre théorique croise quatre approches : l’économie de l’information (asymétries entre producteurs, maçons et ménages) ; l’économie institutionnelle (normes et filières structurant l’adoption) ; les théories du choix discret et de la diffusion de l’innovation (mécanismes individuels et sociaux d’adoption) ; et l’économie du bien-être / approche pigouvienne (externalités environnementales, justification de politiques correctrices).
Méthodologie
L’approche s’articule en trois essais complémentaires. L’Essai 1 (revue systématique et analyse des correspondances multiples) dresse un état des lieux des performances comparées des matériaux (ACV, LCC, S-LCA). L’Essai 2, à partir d’une enquête ménages, combine analyse en composantes principales, classification K-Means et modèle Logit augmenté pour identifier les déterminants du choix, puis un modèle multi-agents (seuils de Granovetter) pour simuler la diffusion sous différents scénarios de politique publique. L’Essai 3 conduit une analyse de cycle de vie complète (LCC, ACV, S-LCA) comparant les filières parpaing (S0) et BTC (S1), et recherche un seuil de distance carrière-chantier au-delà duquel l’avantage environnemental et économique de la BTC s’inverse. Ensemble, ces trois essais articulent diagnostic, explication et évaluation au service de la question centrale de la thèse.
